30 octobre 2009
Sortir, écouter, voir, les bons plan du week-end
AGENDA. Ce qu'il ne faut pas rater au Pays basque ce week-end
1 « Le Jardin des délices » ouvre ce soir la saison danse de Biarritz
Dans l'enfer et le paradis de Blanca Li
Poésie et fantaisie ce soir pour l'ouverture de la saison danse de Biarritz. En tournée en France et en Espagne, l'inclassable chorégraphe espagnole Blanca Li est de retour à la Gare du Midi avec « Le Jardin des délices ». Cette nouvelle création présentée en ouverture du festival Montpellier Danse 2009 s'inspire du célèbre triptyque de Jérôme Bosch dans lequel le paradis côtoie l'enfer. Mêlant images animées projetées sur grand écran, chant, piano et danses, du classique au contemporain en passant par le hip-hop ou le flamenco, l'audacieuse chorégraphe donne vie aux monstres inquiétants et créatures extravagantes de ce tableau idyllique et cauchemardesque conservé au musée du Prado, à Madrid. Une toile qui la fascine depuis toute petite.
Ce soir à 20 h 30 à la Gare du Midi. De 12 à 28 euros. Renseignements au 05 59 22 20 21.
2 La ferme Pays basque ouvre aujourd'hui
Lurrama ou le terroir à la ville
Ce matin ouvre le salon consacré à l'agriculture en Pays basque. Jusqu'à dimanche soir (19 heures), le public (plusieurs milliers de personnes sont attendues) pourra y faire ses courses sur le marché fermier, assister à des démonstrations de tonte de brebis, traite, production de fromage... Lurrama, c'est aussi des conférences sur le thème de l'eau (le fil rouge de cette édition), des moments gourmands avec pour point d'orgue le repas des chefs, dimanche, des ateliers pour les enfants, des chèvres, veaux, vaches, cochons, couvées... Lire également en pages 16 et 17.
3 Finales ce soir du concours biarrot
Bataille d'organistes
Depuis mardi, 17 jeunes organistes venus du monde entier s'affrontent par clavier interposé à Biarritz dans le cadre du 9e Concours international d'orgue de la ville. Il s'achève aujourd'hui à l'église Saint-Martin avec la finale improvisation à 17 heures et la finale interprétation à 20 heures, retransmises sur grand écran. Sont qualifiés pour cette dernière, l'Américain Jacob Michael Street, la Japonaise Eiko Maria Yoshimura et le Hongrois Balazs Szabo. L'entrée est libre et le public décernera son propre prix.
4 Grand spectacle à Anglet
Le frontball à El Hogar
Après l'étape de New York en juin et en attendant celle de Mexico fin novembre, Anglet accueille aujourd'hui et demain le round français du Frontball pro tour. Une nouvelle discipline très spectaculaire. Huit compétiteurs, issus des deux côtés de l'Atlantique, disputent ce soir les huitièmes puis les quarts de finale de cette deuxième édition. Samedi soir, place aux demi-finales et à la finale. Lire également en page 20.
5 Alien s'est installé à Saint-Sébastien
Place au fantastique
Le Suisse H.R. Giger est bien moins connu que le personnage fantastique qu'il enfanta pour le bonheur de la science-fiction contemporaine. La sala Kubokutxa du Kursaal présente une rétrospective de son oeuvre jusqu'au 6 janvier (tous les jours, 11 h 30-13 h 30 et 17 heures-21 heures, gratuit). Écrasé par son personnage H.R. Giger - qui ne travaille plus pour le cinéma - a bien d'autres « enfants » moins connus et surtout moins encombrants. À suivre aussi du 31 octobre au 6 novembre, le 20e Festival de cinéma fantastique et de terreur de Saint-Sébastien. La sélection officielle ouvre sur le film français « Vertige » du réalisateur Abel Ferry. En clôture, « Robo Gesha » de Noboro Iguchi.
source : sud-ouest du jour
27 octobre 2009
GATEAU D'ANNIVERSAIRE
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VACANCES RECRE-ACTIVES
SI ON SORTAIT. Que l'on soit petit ou grand, d'ici ou d'ailleurs, impossible de s'ennuyer pendant la Toussaint. Les activités proposées sont nombreuses et variées. Sélection d'idées
Les ateliers créatifs reprennent cet après-midi au musée Asiatica. (photo archives c. BOPas de morte-saison à Biarritz. Pendant ces dix jours de vacances, les concerts et spectacles ne manquent pas sans oublier des activités spéciales pour distraire les bam
bins.
1 À la découverte des traditions basques
Le Biarritz Athlétic Club, le choeur d'hommes Oldarra et Napurrak s'associent à nouveau pour proposer le 4e Festival des traditions basques, fidèle à la Toussaint. Il débute ce soir à 21 heures par le concert d'Oldarra à l'église Sainte-Eugénie (12 euros). Il se poursuit, demain au fronton de l'Euskal Jai du stade Aguilera, avec un spectacle de force basque. Six épreuves seront disputées par une sélection des champions 2009 que le public pourra affronter.
Jeudi soir, rendez-vous à nouveau à l'Euskal Jai pour un gala Pro/AM de pelote basque à cesta punta, à partir de 21 heures. Clôture du festival dimanche, toujours à l'Euskal Jai, avec le Championnat de France Élite de pelote basque à cesta punta. Billetterie et réservation auprès des Offices de tourisme de Biarritz, Anglet et Bayonne.
2 Activités créatives pour les enfants
Les ateliers pour enfants reprennent au musée Asiatica avec la création de bijoux aujourd'hui, masques et coiffes demain, parcours thématique et dessin jeudi, et à nouveau bijoux vendredi. Puis le même programme la semaine suivante. De 14 h 30 à 16 h 30, tarif, 4 euros. Inscriptions au 05 59 22 78 78.
Au parc Mazon, les Petits Débrouillards proposent des activités scientifiques et techniques par le biais d'expériences ludiques. Renseignements au 05 59 41 13 01.
À la médiathèque, pour les enfants de 7 à 10 ans, le département images organise à partir d'aujourd'hui un atelier créatif autour des aliments baptisé « Mon laboratoire magique » avec initiation au logiciel Photoshop.
Jusqu'à samedi, de 14 h 30 à 16 h 30. La participation est de 20 euros. Inscriptions au 05 59 22 58 60.
Demain, l'espace jeunesse propose une matinée de contes et lecture en basque avec le Théâtre des Chimères, à partir de 10 h 30. L'histoire extraordinaire d'une nuit passée au zoo. Entrée libre. Renseignements au 05 59 22 28 86.
3 Mini-festival de théâtre au Colisée
Emmenée par Boy Desmazières, la compagnie béarnaise du Théâtre de la Grange repart à la conquête du public de la Côte Basque en proposant pour la seconde fois un condensé de son 4e festival qui s'est tenu à Angaïs, cet été.
Trois de leurs neuf spectacles seront ainsi rejoués au Colisée. À savoir : deux créations, « Le Diable rouge », ultimes recommandations de Mazarin à Louis XIV, ce jeudi à 21 heures et « La Contrebasse », monologue tragique et drôle qu'a notamment interprété à Paris Jacques Villeret, lundi 2, à 21 heures. Humour en clôture, le lendemain avec « El famous quintette », à la même heure. De 12 à 20 euros.
Réservations au 05 59 26 57 86.
4 Les orgues vont sonner
Les amateurs d'orgue seront comblés avec l'ouverture aujourd'hui du 9e Concours international d'orgue de l'académie André-Marchal, à l'église Saint-Charles. En interprétation, les quarts de finale verront s'affronter 15 jeunes organistes venus du monde entier de 8 h 30 à 13 h 15 et de 14 h 30 à 19 h 15. Les demi-finales se dérouleront, demain, à l'église Sainte-Eugénie de 14 heures à 18 h 30 et jeudi, de 10 heures à midi.
Rendez-vous, vendredi à l'église Saint-Martin, pour la grande finale, à 20 heures. À l'issue du récital retransmis sur écran géant, le public sera invité à décerner son prix. Côté improvisation, les demi-finales se disputeront mercredi à 10 heures et la finale vendredi, à 17 heures à l'église Saint-Martin. Entrée libre à toutes les épreuves du concours.
source : sud-ouest du jour
15 octobre 2009
PLANNING 2009
14 octobre 2009
Le club se met en quatre pour la crème du dressage
ÉQUITATION. Le premier concours international trois étoiles de la ville s'ouvre demain soir au club hippique. Une sacrée organisation pour trois jours de compétition de haut niveau
source : sud-ouest du jour
Avec No limit (ici avec Isabelle Darthenucq) et Alex, Stéphane Mazzaco, moniteur au Club hippique de Biarritz, participera au concours dans la catégorie « Petit tour ». (photo bertrand lapègue)
Nettoyage des box et des parties communes, aménagement du stade, installation de chapiteaux, entretien des espaces verts... Le Club hippique de Biarritz est en pleine effervescence. Tout doit être impeccable pour l'ouverture, demain soir, du premier concours de dressage international trois étoiles de Biarritz.
« Nous avions déjà organisé un concours une étoile en 2005 et deux épreuves deux étoiles en 2006 et 2007 », précise Jean-Christophe Comet, directeur du club, le plus important d'Aquitaine avec 585 licenciés l'an passé. « Après une interruption due aux travaux de rénovation totale du site, ce concours marque la reprise, avec une étoile de plus, reconnaissance de la qualité de l'organisation », souligne-t-il.
Au nombre de cinq, ces étoiles ne sont distribuées qu'au compte-gouttes par la Fédération équestre internationale (FEI). Environ 50 concours de ce niveau sont organisés dans le monde dont cinq en France. Ils sont qualificatifs pour les Championnats du monde et les Jeux olympiques.
Lourd cahier des charges
La préparation de cette épreuve unique dans le Grand Sud-Ouest nécessite des aménagements très spécifiques, le cahier des charges est très contraignant. Les vingt salariés du club sont tous sur le pont. « Nous sommes en plein dans les préparatifs depuis deux mois. Les journées ne sont pas assez longues », confie Jean-Christophe Comet, « normalement stressé ». « Il a fallu inscrire l'épreuve au calendrier de la FEI, définir un avant-programme, recruter le jury, les officiels, assurer la promotion, trouver des sponsors, préparer les terrains... »
Cinquante-quatre chevaux venus de dix pays (1) sont engagés avec des pointures de la discipline comme le français Marc Boblet, révélation de l'équipe de France aux JO de Pékin ou le Britannique Richard Davison qui a participé aux JO d'Athènes, de Sydney et d'Atlanta ! Ces champions mondiaux doivent être chouchoutés tout comme leurs précieuses montures. Pour un « trois étoiles », une surveillance des box doit être mise en place. Leur accès sera hautement contrôlé, le public ne pourra y accéder. « Tous les chevaux sont logés sur place, explique le directeur. Pour des questions de sécurité et de contrôles antidopage, il leur est interdit de ressortir du club. » Dès lundi, les premiers chevaux sont arrivés par camion, des Pays-Bas.
Pendant trois jours, le public devrait assister à des reprises de haute volée, dans un cadre magnifique s'ouvrant sur l'océan. « Le dressage permet d'aller beaucoup plus loin dans la complicité avec le cheval », explique le directeur, fervent défenseur de cette discipline en plein essor.
Rapport envoyé
Cavaliers et montures ne seront pas les seuls à être jugés (lire ci-contre). « Il y aura un rapport sur la qualité du concours qui sera envoyé à Lausanne au siège de la FEI, précise le directeur. Il pourra conditionner la reconduction ou non de ce concours trois étoiles. Nous avons déjà demandé les mêmes dates pour l'an prochain.
(1) France, Belgique, Estonie, Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas, Allemagne, États-Unis et Danemark. Entrée libre. Renseignements sur le site www.biarritzcheval.com/cdi2009
13 octobre 2009
DANSE : BALLET BAIRRITZ Tournée triomphale en Amérique
DANSE. Malandain Ballet Biarritz a présenté douze fois avec succès « Le Sang des étoiles »
Du 8 septembre au 4 octobre, avec le soutien de Cultures France et de la Ville de Biarritz, Malandain Ballet Biarritz s'est rendu, pour la première fois, en Amérique latine se produisant au Brésil (São Paulo), en Argentine (Buenos Aires et Rosario), en Uruguay (Montevideo), en Colombie (Bogotá) et en Équateur (Quito).
Lors de cette tournée de douze représentations couronnées de plusieurs standing ovations, plus de 10 000 personnes ont pu découvrir le ballet « Le Sang des étoiles » de Thierry Malandain, notamment en ouverture du 10e Foro de Biarritz, au Teatro Nacional Sucre de Quito. Les danseurs biarrots ont également offert une représentation aux enfants des favelas de Bogotá.
Cette venue inédite a suscité d'élogieuses critiques, comme celle d'Irene Amuchastegui de la « Critica de la Argentina ». « Le passage du Ballet Biarritz de Thierry Malandain au Théâtre Coliseo a généré des attentes et confirmé que son créateur est à la hauteur des plus grands », a écrit la journaliste du quotidien argentin.
La Sociedad de Cultura Artistica du Brésil, le Mozarteum de Buenos Aires, le Centro Cultural de Montevideo et el Alcaldia de Bogota se sont déjà engagés à accueillir de nouveau la compagnie en 2012.
À Biarritz fin décembre
En attendant, Ballet Biarritz présentera une nouvelle production baptisée « Magifique-Tchaïkovski suites » (« Casse-Noisette », « La Belle aux bois dormant » et « Le Lac des cygnes »), un spectacle empreint de magie, au Teatro Victoria Eugenia de Saint-Sébastien, samedi 12 et dimanche 13 décembre à 20 heures, puis à la Gare du Midi, mardi 22 et mercredi 23 décembre à 20 h 30.
En mars prochain, la formation biarrote se rendra au Costa Rica et au Panama.
Pour la Gare du Midi, réservations auprès de l'Office de tourisme de Biarritz au 05 59 22 44 66 ou aux points de vente habituels.
11 octobre 2009
TOURTE DE CANARD SAUVAGE AUX CEPES
Sorry pour les âmes sensibles
Tout d'abord veiller une nuit entière dans une tonne pour attendre l'éventuelle pose de canards sauvages
quelques canards espions pour appeler les copains !
assurer un beau coup de fusil (ici une sarcelle)
si vous n'êtes pas trop fatigué, courrir ramasser les cèpes
puis au boulot ....
Tourte de canard sauvage aux cèpes
« Une belle recette de tourte, farcie de viande de magret de canard mélangée à du haché de porc et veau, accompagnée du parfum prenant des cèpes. Un plat qui réchauffe le corps et ravive l’âme ! »
Ingrédients
Pour 4 personnes :
- 4 magrets de canard sauvage (Nous ne sommes que deux notre petite sarcelle suffira.)
- 150 g de haché porc-veau
- 1 échalotte, oignon, ail
- 1 carotte
- 1 oeuf
- 8 cercles de feuilletage d’environ 12 cm
- 50 g de beurre
- 200 g de cèpes au moins
- 25 cl de portorouge
- 75 cl de fond de veau
Préparation
Préparation des tourtes :
- Poêler légèrement les magrets de canard pendant 10 mn, en les retournant régulièrement. En fin de cuisson, les réserver au frais.
- Eplucher puis émincer l’échalote et la gousse d’ail.
- Nettoyer les cèpes.
- Réserver un quart des champignons et les hacher grossièrement.
- Cuire pendant 5 mn les cèpes entiers au beurre, en y ajoutant l’échalote et l’ail. Réserver au chaud en fin de cuisson.
- Découper ensuite les magrets de canard en dés, et les mélanger dans un bol avec le haché de porc et veau. Y incorporer les champignons hachés. Bien malaxer le mélange à l’aide vos mains. Réserver.
- Préchauffer le four à 200 °C.
- Disposer ensuite quatre cercles de feuilletage sur une plaque de four légèrement huilée.
- Répartir sur la pâte la farce de haché, et les couvrir avec les autres cercles de feuilletage.
- Fermer les tourtes à l’aide de jaune d’œuf appliqué sur les bords, à l’aide d’un pinceau de cuisine.
- Mettre les tourtes au four pendant 15 mn.
Préparation de la sauce :
- Eplucher puis détailler en julienne l’oignon et la carotte.
- Les cuire ensemble à la poêle avec un peu de beurre pendant 5 à 7 mn. Déglacer ensuite avec le porto, et laisser réduire la préparation des deux tiers. Ajouter ensuite le fond de veau et ajuster l’assaisonnement en ajoutant sel et poivre moulu.
- Bien mélanger, puis passer la préparation au chinois. Réserver au chaud.
Présentation :
- Servir les tourtes dès la sortie du four, bien chaudes. Accompagner chacune d’un filet de sauce au porto et de champignons entiers sautés à l’ail.
09 octobre 2009
Le Brouillarta attend 150 artistes ce week-end
EVÉNEMENT A BIARRITZ.
Le salon à ciel ouvert fête cette année sa 12e édition et s'ouvre à la jeune garde
L'artiste biarrote Annie Camacho, qui a été très souvent primée au Brouillarta a été invitée cette année à y exposer une sculpture monumentale. Ce sera l'une des attractions de cette 12e édition, qui se tiendra samedi 10 et dimanche 11 octobre, dans les jardins de la Grande Plage.
Environ 150 artistes (peintres, sculpteurs, aquarellistes, pastellistes, amateurs, professionnels) et artisans d'art, se réuniront sur place dans le but d'exposer leur travail au public. Une occasion unique de se faire plaisir voire d'acheter quelques oeuvres.
Un vote du public
Le Brouillarta est désormais très couru. Un jury de spécialistes s'est donc penché sur les nombreuses candidatures parvenues à Biarritz Evénement ces derniers mois, et bon nombre de nouveaux artistes seront présents cette année.
Un jury de pros a été constitué avec Maryse Voisin (sculpteur et grand prix de Rome), Chantal Sore (peintre souvent primée au Brouillarta) et Olivier Ribeton (conservateur du Musée basque). Ce jury décernera les différents prix de la Ville de Biarritz dans chaque catégorie (peinture, sculpture, aquarelle, pastel) et le public sera appelé à voter pour ses favoris entre peintres et sculpteurs pour attribuer le prix Coup de coeur.
Depuis 2006, le prix Ana Maria Sorozabal est attribué par les exposants eux-mêmes, à un artiste plébiscité par la majorité d'entre eux.
08 octobre 2009
Le gardien du secret d'Ilbarritz
Jean-Loup Ménochet veille sur le château d'Ilbarritz depuis sept ans mais ce dernier ne hante pas ses nuits.( photo olivier bonnefon)
Pour percer le secret du baron Albert de l'Espée, Jean-Loup Ménochet s'est fait gardien du château d'Ilbarritz. Une trajectoire peu banale pour un diplômé de l'école du Louvre. « C'est une demeure saine, confortable et très agréable à vivre. Une sorte d'immense T3 conçu autour d'une monumentale salle de musique », explique le jeune homme, en réponse à toutes les personnes qui pensent que la maison est hantée.
N'en déplaise aux esprits chagrins, elle n'est pas non plus ouverte à tout vent, laissée à l'abandon comme en attestent les échafaudages récemment installés pour réparer les dégâts de la tempête du 24 janvier. « Cette nuit-là, j'avoue que je ne me suis jamais inquiété, même si ça décoiffait très fort. Car je sais pour l'avoir étudiée dans les moindres détails, que cette construction est solide », ajoute Jean-Loup Ménochet.
Alors ? On nous avait donc raconté des fariboles sur ce baron légendaire, ses caprices, ses lubies, sa folie wagnérienne ? « Le mythe est très exagéré », répond l'ancien étudiant de l'École nationale supérieure des arts décoratifs qui ouvre chaque matin ses volets sur l'océan, comme le baron en 1900.
« Mon projet n'a rien de mystérieux », enchaîne l'historien de l'art. « Spécialisé dans l'architecture balnéaire, j'ai obtenu l'accord de mener cette étude sur Ilbarritz, il y a cinq ans de la part de Christine Barthélémy Guérard, présidente du directoire de la Chaîne thermale du soleil qui possède le château depuis 1986. »
« Depuis cinq ans, je n'ai pas écrit un roman mais une étude la plus rigoureuse possible sur l'architecture remarquable du domaine du baron. Ce travail apporte néanmoins un éclairage inédit sur la personnalité d'Albert de l'Espée. Il apparaît moins comme un personnage romantique, fou, obsessionnel, qu'un homme en avance sur son temps, parfois visionnaire, mais surtout incompris. »
Une maison intelligente
« Prévue pour abriter un couple et un orgue, la demeure d'Ilbarritz a été conçue en son temps comme une maison intelligente », poursuit Jean-Loup Ménochet. « Un concentré des meilleures technologies de l'époque présentées lors des Expositions universelles de Paris (1889 et 1900). On est contemporain de la Tour Eiffel et de Jules Verne. Ce château témoigne donc de l'art de vivre selon les critères du progrès de l'époque. C'est aujourd'hui un rare témoignage du courant architectural rationaliste et moderniste de l'art nouveau. »
Pour s'installer en pleine lande, le baron de l'Espée était-il misanthrope, initié à une société secrète ? Jean-Loup Ménochet s'interdit tout jugement définitif mais a néanmoins fait parler le vaste domaine, qui reflète mieux qu'une rumeur déformée par le temps, la véritable nature du richissime descendant de la famille de Wendel.
« Un seul homme pouvait contrôler toute la maison. À l'heure où l'on parle domotique, économie d'énergie, le château possédait sa propre centrale hydroélectrique, ses établissements de bains avec piscines chauffées et bains turcs. On y recyclait l'eau. Le baron avait également installé des doubles-vitrages pour se couper du bruit de la mer quand il jouait de l'orgue. » Signé du célèbre facteur Cavaillé-Coll, cet orgue démonté dès 1903, reste à ce jour le plus grand installé chez un particulier.
Fan de spéléologie, Jean-Loup Ménochet est allé profondément dans ses recherches qui seront bientôt consignées dans un livre. Il confirme ainsi que le baron de l'Espée a voulu reconstituer aux portes de Biarritz, loin de la vie mondaine qui se concentrait autour du Palais, un univers inspiré de la philosophie orientale, de la théosophie. « Les galeries couvertes qui courraient le long des 60 hectares de la propriété, les grottes artificielles, les différents pavillons, tout avait un sens. Le baron a bénéficié de la complicité de l'architecte Gustave Huguenin. Cette construction a duré de 1894 à 1906, a mobilisé plus de 400 ouvriers. Dès 1899, le baron voulait déjà la détruire. Il la vendra finalement en 1911 avec une seule condition, que rien ne soit détruit jusqu'à sa mort qui surviendra en 1918. »
En savoir plus demain, à 16 heures, à la médiathèque lors de la conférence. Auteur : Olivier Bonnefon
IMM
07 octobre 2009
Un cocktail de chefs
Les cuisines de l'hôtel Donibane rougissent devant le beau monde qui les fréquente cette semaine. Depuis lundi, cinq jeunes chefs du Pays basque se succèdent aux fourneaux de Saint-Jean-de-Luz et rivalisent de créativité et de savoir-faire pour cuisiner des produits exclusivement issus du Pays Basque et bâtir des menus de gourmets pour un prix modique.
L'initiative de cette semaine de « Cuisine des Basques » revient à Bizi Ona, l'association slow food du Pays basque, qui fait du bien-manger sa ligne de conduite, son menu quotidien. « On veut montrer aux clients que l'on peut manger bien pour pas cher, et mettre en valeur des jeunes qui ont du talent », expliquent MM. Llinas et Cifuentes, respectivement directeur et patron de l'hôtel Donibane.
Ce dernier fait d'ailleurs partie de l'association Bizi Ona qui se bat pour une production (et consommation) en circuit court et la valorisation des produits naturels issus du terroir, des éleveurs et des maraîchers du Labourd, de la Soule et de Basse-Navarre.
12 euros le midi, 30 le soir
Les parrains de cette semaine gastronomique sont Maurice Isabal (Ithurria à Ainhoa), Patrice Demangel (Miramar à Biarritz) et Philippe Ibarboure (Frères Ibarboure à Bidart). Ce sont eux qui ont sélectionné les cinq jeunes chefs chargés de faire appel à leur imagination pour mitonner des plats du midi à 12 euros et des menus du soir à 30 euros.
Vivien Durand (Lieu dit Vin, Hendaye), Xavier Ibarboure (Frères Ibarboure, Bidart), Manu Michel (Léonie, Biarritz), Pascal Berrotaran (La Nivelle, Saint-Pée) et Maxime Lacombe (Donibane, Saint-Jean-de-Luz) se succèdent ainsi jusqu'à vendredi soir pour marier les saveurs du Pays basque.
Hier à midi, Xabi Ibarboure, âgé de 27 ans, a préparé des joues de boeuf confites au piment d'Espelettes et écrasée de pommes de terre. Le soir, xamango et truite de Banca, notamment, étaient au menu.
« On ne travaille qu'avec des producteurs et agriculteurs du Pays basque, explique le chef cuisinier de Bidart. Pour moi, c'est la première fois que je cuisine ailleurs que dans mon établissement. On est très content de participer à ce genre de manifestations, de montrer que l'on peut cuisiner de bonnes choses à des prix modestes, qu'il y a de jeunes cuisiniers qui s'investissent pour travailler avec tous les acteurs du Pays basque. » Il a évolué hier avec deux cuisiniers de son restaurant, et la brigade du Donibane.
La plupart des plats réalisés cette semaine figurent sur les cartes de chacun des restaurateurs, là, ils les assemblent, amendent, pour constituer des menus inédits. Avant la soirée de clôture, Maxime Lacombe, 25 ans, Agenais d'origine, en profite pour suivre les idées de ses confrères. « Depuis lundi, j'observe les autres, je regarde comment ils travaillent, je les aide, et je les guide aussi dans la cuisine. »
Et la formule séduit le consommateur avisé. Lundi, l'établissement luzien a servi plus de 200 couverts, dont 94 pour la formule à 12 euros du midi. Depuis, le bouche-à-oreille fonctionne et les réservations vont crescendo.
Source Sud-Ouest du jour
Xabi Ibarboure et Maxime Lacombe aux fourneaux, hier midi, de l'hôtel Donibane. (photo patrick bernière)
aXabi Ibarboure et Maxime Lacombe aux fourneaux, hier midi, de l'hôtel Donibane. (photo patrick bernière) bi Ibarboure et Maxime Lacombe aux fourneaux, hier midi, de l'hôtel Donibane. (photo patrick bernière)
































