UNE ETAPE CHEZ CHANTAL A BIARRITZ

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01 avril 2008

VALLEE DU BASTAN

C'est un des sites les plus intéressants du Pays Basque.

La rivière du Bastan, confluent de lautre côté de la frontière de l'Urrizaté et de l'Arizacun, arrose Bidarray avant de se jeter dans la Nive.

Cette promenade qui ne présente aucune difficulté notable, permet l'approche du très spectaculaire site du cirque d'Itxusi.

Hameau de Bozate : Séparé par la rivière Bastan du village d'Ariscun (à population non-cagote) - D'après Rochas "au XVIIe siècle ils représentaient 400 habitants dans 60 maisons" "tisserands, meuniers, fermiers de propriétaires, parfois ménétriers" "Ils parlaient la langue basque la plus pure" - Rochas a trouvé, vers 1870, un village sale, des masures le long de sentiers rocailleux, tapissés de fumier - Les cagots ont été protégés longtemps, par le seigneur d'Ursua, de l'hostilité des habitants d'Ariscun et ont subi une sévère ségrégation jusqu'au début de notre siècle - Ils sont apparentés aux cagots de la vallée de Baïgorry (Chubitoa,Mitchelenea) -

Certains natifs de Bozate sont venus s'installer dans des bordes du quartier des Aldudes.

Dans la vallée du Bastan, il y a des cagots installés aussi à Elizondo, dans un quartier situé sur la rive droite, où ils exercent des métiers manuels- D'autres familles cagotes sont dispersées dans les bourgs d'Oronoz, Ciga, Zugaramurdi, Urdax, Maya.

Dans "Histoire des races maudites de France et d'Espagne", p. 2, Francisque Michel écrit "Leurs maisons, disons mieux leurs huttes, s'élevaient à l'ombre des clochers et des donjons, à quelque distance des villages où ils ne se rendaient que pour gagner leur salaire comme charpentiers ou couvreurs et pour assister à l'office divin à l'église paroissiale". En effet, dans les ouvrages consacrés aux cagots, il est une constante de trouver que leurs quartiers ou hameaux sont toujours dans des endroits séparés, écartés, éloignés ou isolés des villages ou des bourgs. D'après Fay, p. 186 "Les cagots vivaient dans des maisons séparées de celles des autres hommes". Il précise cet isolement "Tantôt c'est une rivière qui les sépare, une route, des champs. Ici c'est une côte qu'il faut gravir ou descendre ; là il faut s'enfoncer dans un bois épais avant de trouver des masures désolées et ruineuses". Dans "L'énigme des cagots" Gilbert Loubès qui a étudié ceux de Gascogne, place leur habitat proche de la ville ou du bourg et toujours le long d'une route fréquentée, d'un chemin ou d'une rue. Quelquefois aussi dans le faubourg ou proche des fossés d'une ville, voisinant une rivière ou un pont, à la lisière de bois ou forêt. Cité dans "La vie quotidienne dans les Pyrénées sous l'Ancien Régime" de Jean François Soulet "Les cagots nepouvaient que travailler le bois… Ils vivaient complétement à part, ayant dans des emplacements déterminés, leur habitation, leur fontaine et leur cimetière"

Source :http://cgpa64.free.fr/cagots/05/050.htm

Posté par CELHAY à 11:41 - BALADES ET RANDONNEES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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